La STM réclame à ses employés d’entretien « d’être plus flexibles »
À quelques jours d'une grève des 2400 employés d'entretien de la Société de transport de Montréal (STM), et au lendemain de la sortie du syndicat et de groupes de pression sur la place publique, c'était au tour de la directrice générale de la Société de faire valoir son point de vue sur les points en litige en conférence de presse, mercredi. Marie-Claude Léonard a défendu le recours à la sous-traitance pour certaines tâches et à des horaires atypiques Les négociations se poursuivent, mais faute d'entente, les syndiqués entendent exercer leur mandat de grève à compter du lundi 9 juin jusqu'au mardi 17 juin inclusivement – avec une période de répit pendant la tenue du Grand Prix du Canada 2025, les 13, 14 et 15 juin –, ce qui laisse présager des perturbations majeures dans les services d'autobus et de métro. Mercredi, Marie-Claude Léonard a assuré que la STM était bien consciente Les horaires des services essentiels sont détaillés sur le site de la STM (nouvelle fenêtre). Et mercredi, la directrice générale de la STM a apporté quelques précisions concernant les services offerts : Entre-temps, Mais pour la directrice générale de la STM, Ça implique d'être flexibles et de moderniser nos conditions de travail. La directrice générale de la Société de transport de Montréal, Marie-Claude Léonard, a fait valoir le point de vue de l'employeur en conférence de presse mercredi, à cinq jours d'une possible grève des employés d'entretien de la STM. Photo : Radio-Canada La direction de la STM veut confier à la sous-traitance des tâches qui ne font pas partie du Entre autres tâches ne faisant pas partie de la mission principale de la STM, la DG cite le fait L'entretien des trains et des métros n'est pas remis en question. Mardi, le président du STM-CSN, Bruno Jeannotte, avait expliqué à Tout un matin sur ICI Première qu'à la table des négociations, la STM était En ce qui a trait aux horaires, M. Jeannotte a fait valoir que la rétention du personnel était devenue plus difficile à la STM, M. Jeannotte a aussi rappelé que la STM avait effectué des compressions dans le transport adapté. En février dernier, le syndicat qui représente notamment les chauffeurs d'autobus et les opérateurs de métro avait accusé la STM de « mettre la hache » dans son service de transport adapté et d' En ce qui a trait aux horaires atypiques, mercredi, la directrice générale de la STM a laissé savoir que les horaires de soir, de nuit et de week-end En mêlée de presse dans les couloirs de l'Assemblée nationale, mercredi, le ministre du Travail Jean Boulet a exclu la possibilité de forcer le retour au travail des employés d'entretien, advenant une grève. La possibilité que d'autres conflits de travail perturbent le transport collectif à Montréal n'est La dernière fois que les usagers du transport collectif montréalais avaient eu à composer avec une grève, c'était en 2007. Avec les informations de La Presse canadiennejour, soir, nuit
; des points en litige dans la négociation en cours entre l'entreprise publique et les membres du syndicat du transport de Montréal (STM–CSN).de l'impact
qu'aura ce possible arrêt de travail sur les usagers du transport collectif, à Montréal. Il faudra prévoir plus de temps pour les déplacements et opter pour le transport actif, pour ceux qui peuvent le faire, a-t-elle conseillé. les discussions sont constantes
avec le STM-CSN, a dit Mme Léonard, en soulignant que plus de 70 rencontres ont eu lieu jusqu'à présent.le statu quo n'est pas une option [...] l'organisation actuelle ne permet pas de répondre aux besoins de notre clientèle de façon durable
.Pas question de privatiser la STM

core business
[l'activité de base], a insisté Marie-Claude Léonard. de ramasser avec un camion de pompe des eaux usées ou des vidanges, et d'entretenir une flotte de véhicules de service qui nécessitent plusieurs pièces et plusieurs méthodes de travail
. Il n'est pas question de privatiser la STM
, s'est défendue Marie-Claude Léonard. Nous voulons payer à juste coût
les activités qui font partie de notre mission.Chacun doit faire sa part
, a poursuivi la DG. Elle a rappelé que les automobilistes de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) faisaient la leur en payant des taxes sur l'immatriculation. La Ville de Montréal, elle, a haussé ses cotisations à la Régie des transports métropolitains (RTM)
, a-t-elle aussi dit. Enfin le gouvernement du Québec a accepté d'établir jusqu'en 2028 le cadre financier du transport collectif métropolitain.La STM veut faire
des reculs
, accuse le syndicaten recul sur plusieurs grands articles généraux de la convention [collective] qui touchent la sous-traitance et les horaires de travail
.du jamais-vu
, a-t-il affirmé, et pour nous, c'est très inquiétant
. abandonner ses usagers les plus vulnérables
.faisaient partie de la réalité
de la majorité de ses employés.La seule façon de répondre aux besoins pour avoir des bus et des métros sur la route pour livrer notre mission, c'est de payer du temps supplémentaire, a déploré Marie-Claude Léonard. Nous, on veut revenir à payer du temps régulier pour la majorité de nos besoins.
Québec n'interviendra pas
Il faut respecter l’exercice de ce droit de grève là, a déclaré le ministre du Travail Jean Boulet. Les services essentiels sont là pour assurer la santé et la sécurité de la population.
pas exclue
, a par ailleurs reconnu Mme Léonard, mercredi. Quatre des six syndicats présents à la STM ont vu leur convention collective venir à échéance. Parmi eux, ceux qui représentent les chauffeurs d'autobus, le personnel de bureau et les employés d'entretien se sont dotés d'un mandat de grève.
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